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Histoire du vélo

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C'est quoi?

 

     Il y a bien longtemps, le vélo comme nous le connaissons aujourd'hui faisait ses premiers pas. En 1817, le Baron Karl Friedrich Drais von Sauerbronn (1785-1851) inventait la Draisienne, un vélo en bois qui n'avait aucune pédale. Il faisait rire de lui, car sur les routes de terre, il se faisait dépasser par les chevaux. 

    Un an plus tard à Londres, un carrossier du nom de Denis Johnson soumet une demande de brevet pour une copie de la draisienne. Ce nouveau véhicule est connu sous le nom de Hobby-horse et a grandement été perfectionné par des fourches avant et arrière en fer forgé. De plus, le Hobby-horse était moins encombrant, plus élégant et possédait une meilleure direction. Il fut d'ailleurs le premier modèle pour dames.

    Il fallut attendre les années 1860 pour que le système de pédales inventé en Écosse en 1840 soit adopté. Le nom de l'inventeur n'est pas connu avec certitude. L'ancêtre direct de la bicyclette, le Vélocipède, était né. Mais comme le mécanisme de chaîne n'était pas encore inventé, on devait fabriquer les roues en fonction de la longueur des jambes de son propriétaire. 

        En 1868, les frères Hanlon déposèrent un brevet pour une version améliorée du vélocipède classique. Ce nouveau modèle, fabriqué par Calvin Witty, permettait d'ajuster la position des pédales selon la longueur des jambes. Mais ce dernier n'avait toujours pas de frein. 

    Un an plus tard, la compagnie Pickering & Davis de New York commercialisait un modèle plus léger utilisant des tubes métalliques pour la partie centrale du cadre. Elle proposait aussi un modèle de cadre plus bas pour les femmes. De plus, la selle servait à freiner à l'aide d'un ressort enclenché par le poids du cycliste. 

    Voulant toujours aller plus loin, les fabricants cherchaient à parcourir de plus longues distances, à améliorer l'équilibre et atténuer les secousses. Ils agrandirent donc la roue avant jusqu'à des proportions démesurées et rétrécirent la roue arrière au minimum. À un tel point qu'elle ne servait plus qu'à stabiliser la machine. Ce modèle fut appelé le Grand Bi.

    À la fin de l'année 1870, un Grand Bi équipé d'un nouveau modèle de roue perfectionné par William Hillman et James Starley fut produit. Les rayons de cette roue reliaient la jante au moyeu de manière tangentielle, et non radiale. À Londres, William Grout perfectionna une roue en étoile à rayons métalliques réglables et une pédale pouvant être actionnée avec la plante du pied. Néanmoins un problème technique survint, les pédales toujours attachées directement au moyeu courbaient légèrement les rayons et absorbaient une partie de l'énergie fournie par le cycliste. En 1874, James Starley eut l'idée d'associer son système de rayons tangentiels avec celui en tension de Grout. En 1874, il déposa un brevet pour une roue à rayons croisés. L'Ariel devint la référence dans le domaine du cyclisme.

    Avec la popularité grandissante du Vélocipède, de plus en plus de gens en font, et des courses sont organisées. Pour rendre le sport plus extrême, certains essaient de parcourir le plus long trajet sur la roue avant. Ainsi la Big Wheel est découverte. On enlève les poignées et la roue arrière du Vélocipède pour les remplacer par un siège. Et voilà que l'ancêtre du monocycle est né.

    La bicyclette plus sécuritaire munie d'une chaîne aurait été inventée par un certain Henry J. Lawson. Incapable de monter sur un Grand Bi vu sa petite taille, il conçut un système de traction arrière activé par une chaîne. Ce qui rendit la machine plus fiable et maniable. Par la suite, les fabricants revinrent à des dimensions plus raisonnables. Le modèle Whippet à roues égales s'imposa vers la fin des années 1880.

    Par contre, l'état des routes ne s'étant pas grandement amélioré, le cyclisme restait un passe-temps très inconfortable. C'est alors qu'on ajouta au cadre, à la fourche ou à la selle divers systèmes de ressorts. L'arrivée des bandages pneumatiques en caoutchouc résolut ce problème et fit décroître le succès des bicyclettes à ressorts.

     En 1887, un chirurgien vétérinaire du nom de John Boyd Dunlop fit une expérience à l'aide d'un tube de caoutchouc attaché par une fine bandelette de lin à un disque en bois. Après avoir gonflé le tube, il essaya son invention dans sa cour et constata qu'elle parcourait une plus grande distance que les roues à bandages pleins des autres bicyclettes.

    L'invention d'un système de changement de vitesse en 1895 commença l'ère de la bicyclette moderne. Son inventeur, Seward Thomas Johnson, déposa un brevet pour un mécanisme d'entraînement à deux vitesses. En 1896, Edmund Hugh Hodgkinson réalisa un dérailleur permettant de garder l'alignement du plateau et d'en diminuer l'usure prématurée. Puis en 1901, William Reilley, sous le nom de son collègue James Archer, déposa un brevet pour un moyeu à trois vitesses.

    Nombreux furent les modèles, les tentatives farfelues et les améliorations. Malgré tout, la popularité de la bicyclette n'a cessé de croître jusqu'à l'arrivée de l'automobile.

 

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